Un peu d'histoire

La société les Grands Moulins de Strasbourg est issue d’un moulin construit vers 1865 situé sur les bords de l’Ill, à Illkirch- Graffenstaden. Elle est constituée le 16 novembre 1898. Sa capacité d’écrasement est alors de 100 tonnes/jour.

En 1902, la société Les Grands Moulins de Strasbourg est détruite dans un incendie. Une nouvelle usine est alors construite à l’emplacement de l’actuelle malterie, sur des terrains cédés par la ville de Strasbourg. Les travaux démarrent en décembre 1902 et la nouvelle usine sera opérationnelle le 23 octobre 1903. Les Grands Moulins de Strasbourg deviennent ainsi les premiers usagers du Port du Rhin.

A cette époque la capacité d’écrasement est de 150 tonnes/jour avec des installations matérielles qui offrent, à terme, un potentiel de 300 tonnes/jour.

Toutefois la concurrence est rude. L’Alsace est alors allemande et les moulins allemands très compétitifs. Ce climat de lutte entre l’Alsace et l’Allemagne profite néanmoins aux Grands Moulins de Strasbourg qui, déjà bien structurés et regroupés au sein d’un syndicat professionnel, pèsent dans la production nationale par le biais de leur participation majoritaire dans les moulins allemands de Mannheim, Dortmund, Berlin et Francfort.

En 1911, l’écrasement est de 500 tonnes/jour avec une marge matérielle de progression allant à 800 tonnes.

A l’armistice, en 1918, avec le rattachement de l’Alsace-Moselle à la France, les Grands Moulins de Strasbourg perdent les importants débouchés créés en Allemagne ainsi qu’un mode de transport peu onéreux, le Rhin, puisque non relié aux autres ports français. Les années suivantes, la société s’emploiera à adapter ses techniques aux méthodes françaises et à se constituer une nouvelle clientèle.

En 1921, les Grands Moulins de Strasbourg construisent un moulin aux portes de Paris : les Grands Moulins de Pantin. D’autres usines intègrent progressivement le groupe :

  • les Grands Moulins du Nord à Valenciennes,
  • les Grandes Minoteries Dijonnaises,
  • les Grandes Minoteries Lyonnaises à Villeurbanne,
  • les Grands Moulins de Marseille,
  • ainsi que des nouvelles unités à Cologne et Düsseldorf.

 

Historique

En 1926, un moulin à blé dur d’une capacité journalière de 50 tonnes est ajouté à l’usine de Strasbourg. En 1930, la capacité d’écrasement du moulin à blé dur est de 150 tonnes/jour et celle du moulin à blé tendre, alors considéré comme le plus important et le plus moderne du continent, de 800 tonnes/jour. Au total, la capacité d’écrasement du Groupe s’élève à 4000 tonnes par jour.

1934, les Grands Moulins de Strasbourg mettent en route une usine d’aliments pour le bétail située à Strasbourg. Un an plus tard, le gouvernement allemand dépossède le Groupe de toutes ses participations en Allemagne à des conditions sans rapport avec leur valeur.

Le siège social est transféré à Paris en 1938. Deux années après, les troupes d’occupation mettent le feu au moulin, à l’usine d’aliments et à la semoulerie.

A la libération, en 1945, la décision est prise de ne pas reconstruire l’usine sinistrée et d’utiliser celle des Minoteries Alsaciennes (200 tonnes/jour) dans laquelle les Grands Moulins de Strasbourg sont majoritaires. Les 2 sociétés fusionnent en 1949 et le moulin est aujourd’hui encore en place. L’usine d’aliments est rebâtie puis arrêtée en 1968 et la semoulerie reconstruite à Pantin afin de la rapprocher des centres de consommation et des ports de la Manche.

 

En décembre 1959, les terrains restés disponibles dans l’enceinte de l’ancien moulin sont utilisés pour construire une malterie moderne dotée d’un fonctionnement entièrement automatique.

Par la suite, les Grands Moulins de Strasbourg ne cesseront de se déployer avant de recentrer leur activité.

1975, acquisition du département des pâtes alimentaires, puis, un an après, absorption de la société anonyme des Huileries Alsaciennes

Arrêt de l’usine d’aliments composés pour animaux de Villeurbanne en 1980, de la semoulerie en 1985, du département des pâtes alimentaires en 1986, de l’huilerie en 1988.

Achat de la malterie en partenariat avec le Groupe Soufflet en 1989 puis recentrage de l’activité sur la meunerie avec les rachats successifs de plusieurs moulins :

  • 1994, moulins Martzolf
  • 1996, moulins de la Bruche
  • 1997, moulins réunis de la Sarthe
  • 1998, moulin Rheinthal Mühle de Stutensee-Friedrichstal en Allemagne
  • 2003, grands moulins Aubry (Toul / Meurthe et Moselle)
  • 2004, moulin de Chambly (Oise / proche région parisienne)
  • 2006,  Löffel Mühlen, acquisition d’une filiale allemande composée d’un moulin, d’une station de mélange et d’un négoce de farines située dans la région de Freiburg
  • 2006, moulin Mercier-Capla à Saverdun (région toulousaine)
  • 2006, moulin Toulousaine de farines (région de Narbonne)
  • 2009, construction du Moulin des Flandres, meule de pierre
  • 2010, Moulin Reiss Mühlen à Lörrach en Allemagne et les Moulins Brochet  (Région de la Bretagne)
  • 2011, minoterie Estager (centre de la Corrèze)